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Comment gérer ses fringales en “période rouge” ?

Ce matin, j’ai reçu un message privé d’une jeune femme.

J’ai pensé que de très nombreuses femmes ont certainement rencontré ce problème en cours de régime. Pour protéger son identité, je ne mentionnerai pas son nom mais je conserve son texte qui est empreint d’émotion et je vous ajoute la réponse que je lui ai faite et qui vous est donc désormais aussi adressée.

« Dr Dukan bonsoir. Je suis le régime depuis le début de février 2017 et à ce jour j’ai perdu 33kgs. Mais pour une raison que j’ignore, ce soir j’ai eu du mal à gérer mes hormones. Je suis en période rouge et généralement je gère plutôt bien mais ce soir c’était la débandade totale. Toutes les cochonneries y sont passées et l’après coup est vraiment très dur. Je m’en veux, je me sens nauséeuse et surtout je me dégoute. Je me doute bien que, en tant qu’homme, vous avez du mal à imaginer une réponse, mais en tant que docteur peut être que vous pourriez m’éclairer SVP ».

« Chère Mademoiselle, vous avez raison ; en tant que médecin ayant passé la plus grande partie de sa vie à aider des femmes, oui, je connais bien votre problème et je vais vous aider à le résoudre car il est probable qu’il se représentera.

D’abord comprendre.

Pendant votre cycle menstruel qui dure normalement 28 jours, durant la première partie, vos ovaires secrètent des œstrogènes. Ces hormones sont puissamment féminisantes, excitantes et congestionnantes. Elles atteignent un pic au 14ème jour, date à laquelle la nature veut que vous brilliez de tous vos feux pour que votre homme soit hautement attiré par vos formes et votre comportement au moment où vous avez la plus grande probabilité de fécondation.

Et si cette fécondation n’a pas lieu, votre ovaire va ajouter aux œstrogènes une sécrétion de progestérone, hormone de maternité qui va calmer et équilibrer ces œstrogènes.

Certaines femmes dont vous êtes probablement, ne sécrètent pas assez de cette progestérone et ont accumulé une dose d’œstrogènes dont la concentration devient explosive et conduit à des comportements boulimiques irrépressibles.

Ensuite réagir.

OK vous avez cédé à l’irrépressible. Mais qui peut résister à la puissance de la biologie, de ses lois et de ses pulsions, nous ne sommes pas des robots.

Mais encore plus important, prenez un peu de recul. Si la photo de votre profil est la vôtre, la nature vous a gâtée et ce n’est pas ce petit incident qui doit vous gâcher la vie au point de vous dégouter et d’éprouver de la honte.

Je ne dis pas cela pour vous apaiser mais parce que lorsque vous faites un tel gros écart, vous le faites, sans le savoir, pour obtenir un plaisir pouvant neutraliser le mal-être hormonal. MAIS en culpabilisant, vous neutralisez le plaisir que vous avez instauré. Au plus plaisir, vous ajoutez un moins culpabilité et vous voilà à zéro mais en ayant encaissé les calories.

Conclusion, s’il vous arrive par exception d’être à nouveau dans l’impossibilité de ne pas craquer, faites-le en mangeant le plus lentement possible pour faire durer le plaisir, en fermant les yeux pour vous concentrer sur les sensations prises et surtout sans culpabiliser. En revanche, le lendemain, vous passez en mode Protéines pures pour une pleine journée en mangeant peu de sel et en marchant une heure d’un bon pas.

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